texte, un extrait

« il se souvenait bien cet instant

où il s’était couché sur l’herbe

fasciné par le vent dans les arbres

il s’était mis à observer les feuilles

et le concert de vent qu’il était venu voir

il ne se souvenait pas que son immobilité était probablement due à une chute

il se souvenait que le temps s’était soudainement arrêté

il se souvenait d’avoir revu sa mère

redevenir enfant puis cellule

il se souvenait avoir vu un corbeau

tourner autour de lui

en sifflant

peut-être était-ce un merle

il se souvenait avoir pensé

mais à quoi

c’était fort difficile

avec le bruit que faisaient tous ces gens

attablés à quelques mètres de lui

il avait toujours ce mal de tête

de plus en plus prégnant

et le festin en était apparemment à son apogée

non loin de lui

l’arbre

sous lequel il était

était bien redevenu

un simple tronc

sans feuille

il faisait bien de plus en plus chaud

ses habits lui collaient à la peau

il n’y avait ni soleil ni Lune ni étoile

et il commençait à s’inquiéter

car il faisait noir »

Thomas Turine.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s